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17/03/2016 – Les 4 étapes clés pour bien renégocier son crédit immobilier

Avec l’abandon du cours plancher et l’introduction des taux d’intérêts négatifs début 2015, de nombreux emprunteurs avaient saisi l’opportunité de renégocier leur crédit immobilier en francs suisses comme en euros. Nous pensions alors que les conditions de financement avaient atteint leur niveau le plus bas. Une année après, avec une économie mondiale en croissance molle et des interventions massives des banques centrales, force est de constater que les niveaux de taux sont encore plus bas de 0.25% à 0.30% ! Dans ces conditions, les emprunteurs qui ont manqué la première vague, pourront largement trouver les bénéfices de cette nouvelle baisse. Pour autant, passons en détail les 4 étapes importantes permettant de renégocier au mieux son crédit immobilier :

1) Demander à votre banquier s’il tient à vous ?

 

La première étape consiste à prendre contact avec le conseiller qui gère votre dossier de crédit et lui demander ce qu’il peut faire pour votre crédit en cours. Ne vous attendez pas à recevoir des taux incroyables de sa part ! Il est parfaitement conscient qu’aux taux alléchants proposés par ses concurrents, vous devrez ajouter des frais fixes (pénalités de remboursement anticipé, frais de constitution d’une nouvelle garantie, frais de dossier). De plus, en acceptant de renégocier votre taux, il va accepter de moins gagner sur votre dossier. En fonction des conditions que votre banque vous proposera, vous allez très vite vous rendre compte combien il tient à vous…ou pas !

2) Combien pouvez-vous espérer économiser dans cette opération ?

 

Vous avez la proposition de votre banque entre les mains mais elle ne vous satisfait pas complètement. Il faut maintenant regarder ce que la concurrence peut vous proposer en tenant compte des frais fixes que votre banquier n’a pas oublié de vous mentionner. Vous pouvez faire les calculs de votre côté, mais si vous ne voulez pas vous embêtez, vous pouvez faire une simulation directement sur notre site :

 

Qu’il s’agisse d’un financement en euros comme en francs suisses, vous pourrez connaître immédiatement le gain que vous pourrez réaliser en conservant la même durée ou en réduisant la durée de votre crédit. Si vous estimez que le gain est intéressant, vous pouvez faire le tour des banques de la place afin d’avoir les conditions financières détaillées de chacun ou passez par un courtier en crédits immobiliers; vous gagnerez ainsi beaucoup de temps et l’assurance d’avoir les meilleures conditions de taux du moment.

3) Des papiers, des papiers, encore des papiers

 

C’est la partie la moins sympathique de l’opération ! Il faut préparer un dossier complet pour la banque qui va reprendre votre crédit immobilier. Même si cela n’est pas très compliqué (copie des pièces d’identité, 3 dernières fiches de salaire, relevé de compte etc….), il faut prendre un peu de temps pour le faire. Il est très important d’avoir un dossier complet et bien présenté, c’est un peu de votre image que vous envoyez au nouveau banquier. Si vous voulez qu’il s’occupe bien de votre dossier, simplifiez lui la tâche.

4) Ma banque je l’aime, un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?

 

Une banque vous fait d’excellentes propositions pour reprendre votre crédit immobilier, chouette ! Mais il va falloir quitter votre banque actuelle. En effet, le charmant conseiller qui vous veut comme client ne cherche pas qu’à vous faire faire des économies…..il veut gagner des sous. Comment ? En vous demandant de devenir votre banque principale, en souscrivant des services (cartes de crédit, services de base, les assurances, etc..). Vous pouvez éplucher les conditions tarifaires de votre nouvelle banque, mais n’oubliez pas que grâce à elle vous allez peut-être économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros. Il faut envisager la comparaison d’un point de vue global, donc si la carte de crédit coûte 2€ euros de plus par an, vous serez toujours gagnant. En revanche et plus particulièrement en zone frontalière, il vous faut vérifier si les services qu’elle propose vous conviennent, notamment en termes de rapatriement de salaire depuis la Suisse, couverture de change, etc…

 

Vous êtes prêt à passer à l’action ? Encore quelques astuces pour les candidats à la renégociation :

 

  • Si vous avez eu des problèmes de santé depuis la demande de financement initiale, la nouvelle banque risque de majorer le coût de l’assurance, voire de vous exclure de certains risques

  • Pour un prêt en francs suisses, vous devez vous assurer que la contre valeur euro actuel de votre prêt en devises est inférieure au prix d’achat initial de votre logement ou à sa valeur sur le marché. A défaut, aucune banque n’acceptera de rentrer en matière.

  • Pour les frontaliers qui ont fait un financement adossé à des troisième piliers, c’est l’occasion de sortir de cette solution devenue obsolète par l’évolution de la fiscalité et les rendements des contrats d’assurance.

Bonne renégociation !




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